Les patients épileptiques peuvent-ils bénéficier d’une greffe de cheveux ?
La greffe de cheveux peut être envisagée pour de nombreuses personnes atteintes d’épilepsie lorsque les crises sont bien contrôlées et que le patient a reçu une autorisation médicale. L’approche la plus sûre consiste en une planification coordonnée entre votre neurologue, votre chirurgien et votre anesthésiste, incluant la poursuite du traitement antiépileptique et le choix d’un plan anesthésique minimisant les déclencheurs comme les oublis de médicaments, le stress et le manque de sommeil.
L’épilepsie étant une affection médicale, ce sujet commence toujours par une règle : votre neurologue doit être impliqué avant de programmer une intervention.

Qu’est-ce que l’épilepsie ?
L’épilepsie est une affection cérébrale provoquant des crises récurrentes. Elle peut toucher des personnes de tout âge, et dans certains cas la cause est identifiée, tandis que dans d’autres elle reste inconnue. De nombreuses personnes mènent une vie normale lorsque les crises sont contrôlées par un traitement.
Dans le monde, l’épilepsie touche environ 50 millions de personnes, ce qui rend la planification sécuritaire essentielle pour les interventions électives comme la greffe de cheveux.
Pourquoi les crises surviennent
Une crise survient lorsqu’une décharge soudaine d’activité électrique anormale se produit dans le cerveau. Les déclencheurs varient d’une personne à l’autre et peuvent inclure l’oubli de la médication, le manque de sommeil, le stress ou une maladie. Votre propre schéma de déclencheurs est l’information la plus importante à partager avec votre équipe médicale.
Causes fréquentes de l’épilepsie
Chez certains patients, la cause ne peut pas être identifiée. Lorsqu’une cause est détectée, elle peut être liée à des facteurs tels que les traumatismes crâniens, les AVC et autres problèmes vasculaires, les infections touchant le cerveau, les influences génétiques ou les complications à la naissance. Certaines maladies neurodégénératives et tumeurs cérébrales peuvent également être impliquées.

Symptômes pouvant annoncer une crise
Certaines personnes remarquent des signes avant-coureurs (souvent appelés aura), tandis que d’autres non. Ces signes peuvent inclure une peur soudaine, des sensations inhabituelles, un regard fixe ou une baisse de réactivité, des vertiges et des changements de conscience. Les schémas de crises varient selon le type de crise et d’une personne à l’autre.
De nombreuses crises cessent d’elles-mêmes, mais une crise durant 5 minutes ou plus constitue une urgence médicale et nécessite une prise en charge immédiate.
Une greffe de cheveux est-elle possible pour les patients épileptiques ?
Dans de nombreux cas, oui — si l’épilepsie est contrôlée et que vous êtes médicalement autorisé. La greffe de cheveux se fait généralement sous anesthésie locale, et certaines cliniques peuvent proposer une sédation pour plus de confort et réduire le stress pendant une intervention longue.
L’élément clé n’est pas une “technique spéciale” pour l’épilepsie. L’essentiel est la planification des risques : respecter les horaires de prise de médicaments, choisir une approche anesthésique appropriée et disposer d’une équipe prête à intervenir en cas de crise.
Liste de vérification pré-opératoire pour une planification plus sûre
1) Obtenir l’accord de votre neurologue
Demandez à votre neurologue de confirmer si vos crises sont stables et si votre plan de traitement doit être ajusté pour le jour de l’opération. De nombreuses recommandations préopératoires insistent sur la reprise des médicaments antiépileptiques dès que cela est médicalement possible en cas d’interruption.
2) Respecter l’horaire des médicaments antiépileptiques
Oublier ou retarder une dose peut augmenter le risque de crise. Votre clinique doit planifier les horaires des repas, des médicaments et des pauses pendant l’intervention pour que vous puissiez suivre votre routine le plus fidèlement possible.
3) Discuter de la sédation et de l’anesthésie avec un anesthésiste
Certains agents anesthésiques et préanesthésiques peuvent influencer le seuil de déclenchement des crises, d’où l’importance d’une bonne planification anesthésique — surtout pour les patients ayant des antécédents de crises. C’est pourquoi une supervision expérimentée en anesthésie est un atout majeur en termes de sécurité.
4) Réduire les déclencheurs courants avant l’intervention
Veillez à bien dormir, vous hydrater et à contrôler votre stress les jours précédant l’intervention. Si vous connaissez des déclencheurs spécifiques (lumières clignotantes, certains médicaments, jeûne), informez l’équipe à l’avance.
Que se passe-t-il pendant l’intervention ?
Une greffe de cheveux se fait généralement sous anesthésie locale, avec parfois des options de sédation selon la clinique et les besoins du patient. Vous êtes surveillé en continu, et l’objectif est un environnement calme, avec des signes vitaux stables et un stress minimal.
Si une sédation est utilisée pour le confort, elle doit être planifiée et administrée par des professionnels qualifiés, avec une surveillance appropriée — en particulier pour les personnes ayant des antécédents de crises.
Quand faut-il reporter une greffe de cheveux
Une clinique peut recommander de reporter l’intervention si :
- Les crises ne sont pas bien contrôlées ou ont récemment changé de nature
- La prise des médicaments a été irrégulière
- Vous avez eu récemment une maladie, de la fièvre ou un manque sévère de sommeil
- Votre neurologue recommande d’attendre selon votre historique médical
Conseils post-opératoires pour les patients épileptiques
Les 1 à 2 premières semaines après une greffe de cheveux sont importantes car les greffons sont encore en phase de fixation, et vous devrez suivre de nouvelles routines de soins. Suivez attentivement les instructions de lavage et de protection de votre clinique, évitez les exercices intenses au début, et veillez à respecter les horaires de vos médicaments.
Foire aux questions
“Épilepsie” et “trouble convulsif”, est-ce la même chose ?
L’épilepsie est souvent décrite comme un trouble convulsif car elle implique des crises récurrentes.
Le stress de l’intervention peut-il déclencher une crise ?
Le stress peut être un déclencheur pour certaines personnes. C’est pourquoi la planification du confort, un environnement clinique calme et une bonne gestion des médicaments sont essentiels.
Les crises durent-elles généralement de 30 secondes à 2 minutes ?
Beaucoup de crises sont brèves, mais leur durée varie selon le type de crise et la personne. Toute crise durant 5 minutes ou plus est considérée comme une urgence.
La sédation est-elle obligatoire pour les patients épileptiques ?
Pas toujours. Certains patients se débrouillent très bien avec une simple anesthésie locale, tandis que d’autres préfèrent une sédation pour le confort et la réduction de l’anxiété. Le choix le plus sûr dépend de votre historique de crises et doit être décidé avec votre neurologue et votre anesthésiste.