chute de cheveux due aux médicaments

Un guide complet des médicaments pouvant provoquer la perte de cheveux

Certains médicaments peuvent entraîner une chute temporaire des cheveux en poussant les follicules dans une phase de repos (effluvium télogène) ou, plus rarement, en affectant les cheveux en pleine croissance (effluvium anagène). La chute peut commencer plusieurs semaines ou mois après une nouvelle prescription ou un changement de dose. Ne cessez jamais un médicament sans avis médical — travaillez avec votre professionnel de santé pour confirmer la cause et choisir des options plus sûres.

La perte de cheveux est stressante, et c’est encore plus frustrant lorsqu’elle semble survenir après la prise d’un nouveau médicament. La chute liée aux médicaments est généralement réversible, mais sa durée et sa gravité varient selon le médicament, la dose et votre historique de santé. Ce guide explique comment se produit la perte de cheveux liée aux médicaments, quelles catégories de médicaments sont les plus souvent impliquées et les étapes à suivre.

Un guide complet des médicaments pouvant provoquer la perte de cheveux

Comment les médicaments peuvent déclencher la perte de cheveux

Les cheveux poussent par cycles : une phase de croissance (anagène), une phase de transition (catagène) et une phase de repos (télogène). Certains médicaments entraînent un plus grand nombre de follicules que d’habitude dans la phase de repos ou interfèrent avec les cellules à division rapide, ce qui peut augmenter la chute. La plupart des gens remarquent un amincissement diffus plutôt que des plaques chauves.

Effluvium télogène

Il s’agit du type de perte de cheveux induite par les médicaments le plus courant. Il se produit lorsque les follicules pileux entrent prématurément dans la phase de repos, entraînant une chute simultanée de nombreux cheveux. La chute débute généralement 2 à 4 mois après le début du traitement ou le changement de dose.

Effluvium anagène

Cette forme est plus rare mais peut être plus soudaine et plus marquée. Elle affecte les cheveux en pleine phase de croissance et peut entraîner une chute rapide en quelques jours à quelques semaines. Elle est le plus souvent associée à la chimiothérapie et à certains autres traitements anticancéreux.

Catégories de médicaments fréquemment associées à la chute des cheveux

Tous les patients ne connaîtront pas de perte de cheveux en prenant ces médicaments. Le risque peut dépendre de la dose, de la durée, de la génétique, de l’état nutritionnel, des niveaux hormonaux, de la fonction thyroïdienne et d’une maladie ou d’un stress récents. Cette liste n’est pas exhaustive, mais couvre les catégories les plus fréquemment rapportées.

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Chimiothérapie et certains traitements contre le cancer

Les thérapies anticancéreuses ciblent souvent les cellules à division rapide, y compris celles qui soutiennent la croissance des cheveux. Cela peut entraîner un effluvium anagène. Les cheveux repoussent généralement après la fin du traitement, bien que la texture et la densité puissent temporairement changer.

Exemples :

  • Cyclophosphamide
  • Doxorubicine
  • Méthotrexate (utilisé dans certains protocoles de traitement du cancer et également pour les maladies auto-immunes)

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Médicaments hormonaux

Les médicaments qui modifient les niveaux hormonaux peuvent affecter les follicules pileux, notamment chez les personnes sensibles aux variations d’androgènes. Les changements capillaires peuvent apparaître sous forme d’amincissement aux tempes ou de chute généralisée.

Exemples :

  • Certains contraceptifs oraux
  • Traitement hormonal substitutif (THS)
  • Stéroïdes androgéniques (y compris les stéroïdes anabolisants)

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Antidépresseurs et stabilisateurs de l’humeur

Un faible pourcentage de personnes souffre d’effluvium télogène après le début ou l’ajustement de médicaments psychiatriques. Si cela se produit, le prescripteur peut envisager de changer le médicament ou de modifier la dose.

Exemples :

  • Fluoxétine (Prozac)
  • Sertraline (Zoloft)
  • Lithium

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Médicaments pour la tension artérielle

Certains bêta-bloquants et inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) ont été associés à une perte de cheveux chez certaines personnes sensibles. Ne cessez jamais un médicament contre l’hypertension sans avis médical.

Exemples :

  • Metoprolol
  • Atenolol
  • Lisinopril

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Traitements contre l’acné et dérivés de la vitamine A

Les dérivés de la vitamine A à forte dose peuvent contribuer à l’amincissement des cheveux chez certaines personnes. Cela est plus probable à doses élevées ou combiné à d’autres déclencheurs d’effluvium télogène.

Exemples :

  • Isotrétinoïne

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Anticoagulants (fluidifiants sanguins)

Certains anticoagulants peuvent perturber le cycle capillaire et provoquer une chute diffuse. Votre professionnel de santé peut évaluer les bénéfices et envisager d’autres solutions si nécessaire.

Exemples :

  • Warfarine
  • Héparine

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Antiépileptiques

Certains médicaments antiépileptiques peuvent affecter le métabolisme des nutriments ou le cycle folliculaire, contribuant ainsi à la perte de cheveux. Ne modifiez jamais un traitement contre l’épilepsie sans l’avis d’un spécialiste.

Exemples :

  • Acide valproïque

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Immunosuppresseurs

Les médicaments qui suppriment le système immunitaire peuvent être associés à un amincissement ou une chute des cheveux selon le produit et le dosage. Étant donné qu’ils traitent des affections graves, toute modification doit être discutée avec l’équipe médicale.

Exemples :

  • Méthotrexate
  • Ciclosporine

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À quoi ressemble la perte de cheveux induite par les médicaments

La chute liée aux médicaments se manifeste souvent par un amincissement généralisé du cuir chevelu, plus de cheveux dans le siphon de douche ou sur la brosse ou l’oreiller. Certaines personnes remarquent une raie élargie ou une queue de cheval moins épaisse. Une chute rapide et sévère est plus rare et typique de l’effluvium anagène.

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Que faire si vous pensez que votre médicament provoque une perte de cheveux

  1. Vérifiez la chronologie : notez quand la chute a commencé et si elle a suivi un nouveau médicament, une augmentation de dose ou une maladie importante.
  2. Contactez le prescripteur : demandez si la perte de cheveux est un effet secondaire connu et si des analyses (fer/ferritine, thyroïde, vitamine D, B12) sont appropriées pour vous.
  3. Discutez des alternatives : il existe souvent d’autres options ou la dose peut être ajustée.
  4. Soutenez la repousse : soins capillaires doux, apport adéquat en protéines et en fer, et gestion du stress peuvent aider pendant la régénération.
  5. Envisagez des traitements : le minoxidil topique peut être utile pour certaines personnes, mais vérifiez la sécurité avec un professionnel de santé — en particulier si vous êtes enceinte, allaitez ou avez des problèmes cardiaques.

Évitez d’interrompre un médicament brutalement sans avis médical. Des changements soudains peuvent être dangereux en cas d’hypertension, d’épilepsie, de dépression ou de risque de caillots sanguins.

Conseils de soins capillaires pendant la chute

  • Utilisez un shampooing doux et évitez de frotter agressivement le cuir chevelu.
  • Limitez les coiffages à chaud et les coiffures serrées qui tirent sur les racines.
  • Évitez les traitements chimiques agressifs (décoloration, défrisants forts) tant que la chute persiste.
  • Si vous colorez vos cheveux, demandez à votre coiffeur des options plus douces pendant la phase de chute.

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Quand consulter un dermatologue

Consultez un dermatologue si la perte est sévère, dure plus de 6 mois, s’accompagne de douleur, rougeur, squames ou zones dégarnies, ou si vous présentez des symptômes tels que fatigue, variations de poids ou règles irrégulières. Un spécialiste pourra examiner votre cuir chevelu, évaluer vos traitements et analyses, et écarter des pathologies comme l’alopécie androgénétique, l’alopécie areata ou une maladie thyroïdienne.

Foire aux questions

Mes cheveux repousseront-ils si un médicament en est la cause ?

Souvent, oui. L’effluvium télogène est généralement réversible une fois le facteur déclenchant supprimé ou stabilisé, mais la repousse peut prendre plusieurs mois car le cycle capillaire est lent. Si le traitement est essentiel, un professionnel peut vous aider à gérer la chute sans interrompre le médicament.

Comment savoir si mon médicament est en cause ?

Le facteur temps est un indice important : la chute commence souvent quelques semaines à quelques mois après le début d’un traitement ou un changement de dose. Votre médecin ou dermatologue pourra examiner vos antécédents, inspecter le cuir chevelu et recommander des analyses pour écarter d’autres causes.

Les compléments comme la biotine sont-ils efficaces ?

Les compléments sont surtout utiles en cas de carence. Le fer, le zinc et la vitamine D sont plus pertinents que la biotine pour beaucoup de personnes, mais un test est plus fiable que le hasard. Consultez un professionnel avant de prendre des compléments, surtout si vous prenez d’autres médicaments ou avez des problèmes de santé.

Si vous avez besoin de soutien

Si vous êtes inquiet à propos de la perte de cheveux liée à un médicament, commencez par consulter le professionnel qui vous l’a prescrit. Un dermatologue ou un spécialiste de la chute de cheveux peut confirmer le diagnostic et recommander des solutions fondées sur des preuves. Si vous envisagez une greffe capillaire, choisissez un praticien agréé qui offre un diagnostic clair, des attentes réalistes et un bon suivi.